Coupe du Monde · 4 juillet 2026
USA 94 vs Mondial 2026 : Retour vers le futur
Le Mondial 2026 arrive aux États-Unis. C'est l'heure de ressortir les maillots en jean d'USA 94 et le romantisme d'un foot joué sous 40 degrés.

Alors que le Mondial 2026 s'apprête à poser ses valises XXL, son organisation tentaculaire, et ses 48 équipes (au secours l'indigestion !) sur le continent américain, un vent de nostalgie souffle au fond du Grenier du Football. Trente-deux ans après l’épopée mythique, suante et bariolée d'USA 94, les "States" remettent le couvert. Mais avant de subir le football sur-standardisé, aseptisé et hyper-analysé de demain, faisons un pas de côté. Regardons dans le rétro.
USA 94, pour ceux qui l'ont vécu devant leur téléviseur cathodique, c'était le folklore absolu. La FIFA voulait évangéliser le pays du soccer, et c'est l'Amérique qui a digéré le foot à sa sauce. C'est d'abord une cérémonie d'ouverture culte : Diana Ross qui rate son penalty face à une cage vide qui se désintègre quand même de manière scriptée. C'est un AVC visuel collectif sur les pelouses : les maillots de l'équipe américaine de Cobi Jones et Alexi Lalas, façon nappe de pique-nique en faux jean avec des étoiles géantes. C'est le gardien mexicain Jorge Campos, qui dessinait lui-même ses tenues de surligneur Stabilo sous acide, évoluant parfois en tant qu'attaquant. Visuellement, c'était n'importe quoi, mais qu'est-ce qu'on aimait ça !
Surtout, USA 94, c'est un terrain de jeu dramatique exceptionnel, chauffé à 40 degrés dans des stades immenses comme le Rose Bowl ou le Pontiac Silverdome. Revoir un match de foot entier de cette coupe du monde, c'est assister à l'histoire en marche. L'expulsion tragique de Diego Maradona après son but contre la Grèce et son regard fou à la caméra. L'épopée de la Bulgarie de Hristo Stoichkov qui découpe l'Allemagne tenante du titre en quart de finale. Le duo brésilien Bebeto-Romario qui invente la célébration du bébé. Et bien sûr, la tragédie grecque version italienne : Roberto Baggio, le meilleur joueur du monde, portant son équipe sur ses épaules jusqu'en finale, pour finalement envoyer son tir au but décisif dans les nuages de Los Angeles, la tête baissée, les mains sur les hanches. Ce Mondial est une pièce de théâtre inoubliable. Nos archives rétro sont pleines à craquer de ces rencontres d'USA 94. Venez chiner, préparez les popcorns, et admirez le vrai football vintage avant l'usine à gaz de 2026.